Zu den neuesten Informationen und der weiteren Entwicklung der Bibliotheken in Haiti hat die IFLA am 1.2.2010 ein Bulletin herausgegeben. Weitere Informationen aus aller Welt zur Lage der Bibliotheken in Haiti finden Sie auf der Webseite der IFLA unter "Latest on the earthquake in Haïti from IFLA and the global library community".
Statement der IFLA-Präsidentin Ellen Tise vom 15.1.2010

... aus einer Mail der "Association of National Committees of the Blue Shield (ANCBS)", in dem auch die IFLA aktiv mitarbeitet:
The Association of National Committees of the Blue Shield (ANCBS) wants to help the people of Haiti.
The earthquake in Haiti of 12th January has caused an enormous devastation. The amount of people that lost their lives is beyond imagination. At the moment basic humanitarian aid and the rebuilding of a functioning infrastructure is crucial.
However, as soon as the situation in Haiti has become more stable, Blue Shield wants to help to enable experts from all over the world to support their Haitian colleagues in assessing the damage to the cultural heritage and therefore to the identity of their country. Subsequently, Blue Shield wants to support recovery, restoration and repair measures necessary to rebuild libraries, archives, museums, monuments and sites.
An important task of ANCBS is to coordinate information. ANCBS needs to know who and where the experts are. ANCBS therefore calls upon archivists, restorers, curators, librarians, architects and other experts to register online as a volunteer.
ANCBS wants to be able to bring experts in contact with those organizations that will send missions to Haiti, and make sure that volunteers will be informed about the situation in Haiti.
Please join Blue Shield to help your Haitian colleagues.
You may find the application form via: http://haiti2010.blueshield-international.org/
The statement of Blue Shield on the Haitian earthquake.
The actions of Blue Shield can also be followed on Facebook and Twitter
Please feel free to spread this message!
On behalf of ANCBS,
Karl von Habsburg, President
... aus einer Mail über den Zustand der Bibliotheken in Haiti:
Dear Colleagues,
The National library is not collapsed but strongly damaged. Patrimonial architects are going to examine the state of the building to know it will be possible to intervene. The analysis of the cultural buildings are analysed after those absolutely essential (hospital, etc.)
St Gonzague's patrimonial Library is completely destroyed like you'll see on http://affinitiz.com/space/unpetitcabanon/content/une-des-plus-riches-bibliotheques-haitie773-39F54230E663
The Library St Martial possessing manuscripts of the 17th in 19th century is very damaged in its structure and will also require an intervention of rescue.
The Library of the University Quisqueya is also very damaged.
While waiting, the international Committee of the blue Shield launched the on-line registration of the volunteers in English or in French. Attention to use only small letters in your address http://haiti2010.blueshield-international.org/node/3 Join us !
The president of Library without borders give me the bibliographical list of the needs of the Haitian university libraries. Not being able to attached this list on the list of discussion, if you wish to donate works, me you sendings on inquiry lists by email. It concerns especially books in French in letters, agronomy, linguistics, odontology, health, psychology, history, geography, sociology, philosophy, physics, mathematics, computing.
To know the spot lived you can listen to the podcast of an interview (in French) of one of our former colleagues Jean-Euphèle Milcé, having worked in Switzerland, realized in Haiti on Thursday by the RSR under the column(section) Forum special edition Haiti http://info.rsr.ch/fr/points-forts/Jeudi_journee_speciale_Ha_ti_sur_La_1ere.html?siteSect=2011&sid=11731737&cKey=1263891716000
Thanks for your support
Kind regards - Danielle Mincio
Conservateur des manuscrits
Responsable PAC
Bibliothèque cantonale et universitaire Unithèque CH 1015 Lausanne Dorigny
... aus einer IFLA-Mail:
Dear all,
In August 2008, on the occasion of IFLA WLIC Conference in Québec, Dany Laferrière, very talented Haitian writer gave a wonderful conference in introduction to our works.
I think that the interview he gave yesterday to the French Newspaper "Le Monde" has to be forwarded.
Haïti : le témoignage bouleversant de l'écrivain Dany Laferrière LE MONDE | 16.01.10 | 10h40 * Mis à jour le 16.01.10 | 12h16
Romancier récompensé à l'automne 2009 par le prix Médicis pour L'Enigme du retour (Grasset), Dany Laferrière faisait partie des écrivains invités au festival Etonnants Voyageurs en Haïti, qui devait avoir lieu à Port-au-Prince du 14 au 21 janvier. Après plusieurs jours passés dans la capitale haïtienne, de retour à Montréal, où il réside depuis de longues années, il nous a accordé, vendredi 15 janvier, un entretien.
Où étiez-vous lorsque le séisme s'est produit ?
J'étais à l'Hôtel Karibé, qui se situe à Pétionville, en compagnie de l'éditeur Rodney Saint-Eloi. Il venait juste d'arriver et voulait aller dans sa chambre. Comme j'avais faim, je l'ai entraîné au restaurant et cela l'a peut-être sauvé... Nous étions donc en train de dîner lorsque nous avons entendu un bruit très fort. Dans un premier temps, j'ai pensé que c'était une explosion qui venait des cuisines, puis ensuite j'ai compris qu'il s'agissait d'un tremblement de terre. Je suis aussitôt sorti dans la cour et me suis couché par terre. Il y a eu soixante secondes interminables où j'ai eu l'impression que ça allait non seulement jamais finir, mais que le sol pouvait s'ouvrir. C'est énorme. On a le sentiment que la terre devient une feuille de papier. Il n'y plus de densité, vous ne sentez plus rien, le sol est totalement mou.
Et après ces soixante secondes ?
Nous nous sommes relevés et nous nous sommes dit qu'il fallait s'éloigner de l'hôtel, qui est un bâtiment assez haut, donc peu sûr. Nous sommes alors descendus vers le terrain de tennis, où tout le monde s'est regroupé. Deux ou trois minutes plus tard, nous avons commencé à entendre des cris... Près de l'hôtel, où il n'y avait que peu de dégâts, il y a, dans la cour, de petits immeubles où les gens vivent à l'année. Tous étaient effondrés. On a dénombré neuf morts. Alors qu'on redoutait d'autres secousses, des personnes se sont levées pour commencer à porter secours.
Un énorme silence est tombé sur la ville. Personne ne bougeait ou presque. Chacun essayait d'imaginer où pouvaient se trouver ses proches. Car lorsque le séisme s'est produit, mardi 12 janvier, Port-au-Prince était en plein mouvement. A 16heures, les élèves traînent encore après les cours. C'est le moment où les gens font leurs dernières courses avant de rentrer et où il y a des embouteillages. Une heure d'éclatement total de la société, d'éparpillement. Entre 15 et 16heures, vous savez où se trouvent vos proches mais pas à 16h50. L'angoisse était totale. Elle a créé un silence étourdissant qui a duré des heures. Ensuite, on a commencé à rechercher les gens. Nous sommes retournés à l'hôtel et, grâce à la radio américaine et au bouche-à-oreille, on a appris que le palais présidentiel s'était effondré mais que le président Préval était sauf. Mais personne autourde nous n'avait de nouvelles de sa famille.
Comment en avez-vous eu ?
Grâce à mon ami, le romancier Lyonel Trouillot, admirable. Bien qu'il ait des difficultés pour marcher, il est venu à pied jusqu'à l'hôtel. Nous étions sur le terrain de tennis, il ne nous a pas vus. Il est revenu le lendemain en voiture pour m'emmener chez ma mère. Après quoi, nous sommes passés voir le grand Frankétienne [dramaturge et écrivain], qui avait sa maison fissurée et qui était en larmes. Juste avant le séisme, il répétait le solo d'une de ses pièces de théâtre qui évoque un tremblement de terre à Port-au-Prince. Il m'a dit: "On ne peut plus jouer cette pièce."
Je lui ai répondu: "Ne laisse pas tomber, c'est la culture qui nous sauvera. Fais ce que tu sais faire." Ce tremblement de terre est un événement tragique, mais la culture, c'est ce qui structure ce pays. Je l'ai incité à sortir en lui disant que les gens avaient besoin de le voir. Lorsque les repères physiques tombent, il reste les repères humains. Frankétienne, cet immense artiste, est une métaphore de Port-au-Prince. Il fallait qu'il sorte de chez lui. En me rendant chez ma mère, j'étais angoissé car j'ai vu des immeubles en apparence solides totalement détruits, et aussi d'innombrables victimes.
Même à Pétionville, moins touchée ?
Oui, beaucoup. J'ai commencé à les compter, puis j'ai cessé... C'étaient des piles de corps que les gens disposaient avec soin, le long des routes, en les couvrant d'un drap ou d'un tissu. Après le temps de silence et d'angoisse, les gens ont commencé à sortir et à s'organiser, à colmater leurs maisons. Car ce qui a sauvé cette ville c'est l'énergie des plus pauvres. Pour aider, pour aller chercher à manger, tous ces gens ont créé une grande énergie dans toute la ville. Ils ont donné l'impression que la ville était vivante. Sans eux, Port-au-Prince serait restée une ville morte, car les gens qui ont de quoi vivre sont restés chez eux pour la plupart.
C'est pour témoigner de cette énergie que vous êtes rentré ?
En effet, mais pas seulement. Lorsque l'ambassade du Canada m'a proposé d'embarquer vendredi, j'ai accepté car je craignais que cette catastrophe ne provoque un discours très stéréotypé. Il faut cesser d'employer ce terme de malédiction. C'est un mot insultant qui sous-entend qu'Haïti a fait quelque chose de mal et qu'il le paye.
C'est un mot qui ne veut rien dire scientifiquement. On a subi des cyclones, pour des raisons précises, il n'y a pas eu de tremblement de terre d'une telle magnitude depuis deux cents ans. Si c'était une malédiction, alors il faudrait dire aussi que la Californie ou le Japon sont maudits. Passe encore que des télévangélistes américains prétendent que les Haïtiens ont passé un pacte avec le diable, mais pas les médias... Ils feraient mieux de parler de cette énergie incroyable que j'ai vue, de ces hommes et de ces femmes qui, avec courage et dignité, s'entraident. Bien que la ville soit en partie détruite et que l'Etat soit décapité, les gens restent, travaillent et vivent. Alors de grâce, cessez d'employer le terme de malédiction, Haïti n'a rien fait, ne paye rien, c'est une catastrophe qui pourrait arriver n'importe où.
Il y a une autre expression qu'il faudrait cesser d'employer à tort et à travers, c'est celle de pillage. Quand les gens, au péril de leur vie, vont dans les décombres chercher de quoi boire et se nourrir avant que des grues ne viennent tout raser, cela ne s'apparente pas à du pillage mais à de la survie. Il y aura sans doute du pillage plus tard, car toute ville de deux millions d'habitants possède son quota de bandits, mais jusqu'ici ce que j'ai vu ce ne sont que des gens qui font ce qu'ils peuvent pour survivre.
Comment est perçue la mobilisation internationale ?
Les gens sentent que cette fois, cette aide est sérieuse, que ce n'est pas un geste théâtral comme cela a pu se produire par le passé. On perçoit que les gouvernements étrangers veulent vraiment faire quelque pour chose pour Haïti, et aussi que dans le pays personne ne veut détourner cette aide. Car ce qui vient de se produire est bien trop grave. Il y a tant à faire, à commencer par ramasser les morts. Cela prendra sans doute plusieurs semaines. Ensuite, il faudra déblayer toute la ville pour éviter les épidémies. Mais le problème numéro un, c'est l'eau, car à Port-au-Prince, elle est polluée. Habituellement, on la fait bouillir pour la boire, mais il n'y a plus de gaz.
Les Haïtiens espèrent beaucoup de la communauté internationale. Si des choses sont décidées à un très haut niveau, dans le cadre d'un vaste plan de reconstruction, alors les Haïtiens sont prêts à accepter cette dernière souffrance. La représentation de l'Etat, à travers le gouvernement décimé, étant touchée, c'est le moment d'aller droit vers le peuple et de faire enfin quelque chose d'audacieux pour ce pays.
Propos recueillis par Christine Rousseau
Article paru dans l'édition du 17.01.10
Christiane BARYLA
Director IFLA-PAC
Bibliothèque nationale de France
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Letzte Aktualisierung am 10.03.2010

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